Et si le problème ne venait pas seulement du cheval ?
- marionfarrugia
- 15 juil.
- 2 min de lecture
Votre cheval tourne mal à gauche ? Et si on regardait aussi votre hanche gauche ?
Quand un cheval tourne moins bien d’un côté, on pense souvent d’abord à lui.
Il est raide.
Il résiste.
Il ne veut pas.
Il tombe sur l’épaule.
Il manque de souplesse.
Et parfois, bien sûr, il y a quelque chose à observer chez lui : son équilibre, son corps, ses douleurs éventuelles, son niveau de compréhension, son émotionnel.
Mais il y a une question que l’on oublie souvent :
Et nous, dans tout ça ?
Si votre cheval tourne difficilement à gauche, est-ce que votre hanche gauche est aussi mobile que la droite ?
Est-ce que votre bassin accompagne vraiment le mouvement ?
Est-ce que votre regard, votre respiration, votre main, votre poids du corps et votre intention disent tous la même chose ?
Est-ce que votre mental est clair… ou déjà en train de penser :“Ça ne va pas marcher, il bloque toujours de ce côté-là” ?
À cheval, nous ne transmettons pas seulement des aides.
Nous transmettons aussi :notre posture, nos tensions, nos asymétries, nos émotions, nos anticipations, nos croyances et notre façon d’habiter notre corps.
C’est pour cela que, dans les cours et les stages au Haras, nous ne travaillons pas uniquement “le cheval”.
Nous travaillons le couple.
Le cheval, bien sûr.Mais aussi le cavalier.
Son fonctionnement physique.Son équilibre.Sa respiration.Sa mobilité.Sa manière de demander.Sa capacité à rester présent.Son mental.Son émotionnel.
Parce qu’un cheval ne répond pas à une théorie.
Il répond à ce que nous sommes en train de lui proposer, ici et maintenant.
Et parfois, un petit changement chez le cavalier peut transformer beaucoup de choses chez le cheval.
Une épaule qui se relâche.Un bassin qui accompagne mieux.Une respiration qui descend.Un regard qui s’ouvre.Une demande plus claire.Une peur qui se reconnaît au lieu de se cacher derrière la technique.
C’est aussi dans ce sens que le shiatsu peut être un complément intéressant.
Pour le cheval, bien sûr, mais aussi pour le cavalier.
Parce que retrouver de la disponibilité dans son corps, apaiser certaines tensions, mieux sentir ses appuis ou libérer une zone bloquée peut aussi changer la manière d’être à cheval.
Le travail sur soi du cavalier n’est pas un “plus” à côté de l’équitation.
Il fait partie de l’équitation.
Au Haras, c’est cette approche globale que nous aimons explorer : comprendre le cheval, mais aussi mieux se comprendre soi-même pour construire une relation plus juste, plus fine et plus fluide.
Commentaires